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651 ❖ Just leave me be [Amanda]

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Je viens de poser mes valises
❖ Lettres d'amour : 75
❖ Inscription : 31/10/2017

❖ Âge : 28
❖ Quartier Résidentiel : J'habite dans un appartement Windmere, sur l'allée Earl Estate.
❖ Occupation : Officiellement, je suis illustratrice de livres pour enfant. Sauf que je suis plutôt une cambrioleuse de haut vol.
❖ Situation Amoureuse : J'étais célibataire. Je suis célibataire. Je serais toujours célibataire... Bon, y a bien ce jeune homme attirant et agréable à regarder mais je me méfie grandement...

❖ Avatar : Laura Vandervoort
❖ Crédits : Hathaways (ava)
Je viens de poser mes valises
Mer 1 Nov - 21:36


Just leave me be
Gardez votre pitié, je n’en ai nul besoin… Je veux m’enfuir, m’évader… Quitter à jamais ce carcan à roue qui m’enserre comme un aigle entre ses serres.

Depuis six mois que j’étais de retour à Fadden Hills, je n’avais quasiment pas mis les pieds en dehors de la maison familiale… Ou plutôt, devrais-je dire les roues. Je refusais l’idée même de sortir, de montrer au monde la femme que j’étais devenue. Ma vie était devenue un enfer depuis ce jour où j’avais eu cet accident de voiture et je ne voulais pas donner aux autres une raison de s’apitoyer sur mon sort. J’y arrivais très bien toute seule, je n’avais pas besoin de leur pitié. La maison avait été adaptée à mes besoins et quand j’avais besoin d’aide mais que mon frère travaillait, je pouvais compter sur Alberto, mon chien d’aide. Il était très bien dressé et m’offrait l’une des seules compagnies que je pouvais tolérer, l’autre étant celle de mon frère. Ma chambre avait été déplacée au rez-de-chaussée, étant donné que monter un escalier avec un fauteuil était mission impossible. En me réveillant ce matin, j’avais rapidement vu mon frère arriver avec son grand sourire, prêt à me sortir du lit. « Dégage, je veux pas me lever… » Il s’était arrêté au milieu de ma chambre, estomaqué de la façon dont je lui avais parlé. Ce n’était certes pas la première fois mais cela faisait un moment que je n’avais pas été de mauvaise humeur dès le matin et il n’était plus habitué. Il soupira tout en remontant le drap sous mon menton. « J’étais simplement venu te dire que je partais au travail. Une infirmière va passer te voir. » Je me redressais vivement, aussi rapidement que mes jambes inertes me le permettaient, dardant un regard noir sur mon frère. Il avait osé appeler une infirmière, comme si j’avais besoin d’être maternée. Je voulais juste qu’on me laisse en paix, je ne voulais pas d’aide. Il fila sans même me laisser le temps de l’envoyer bouler, me laissant seule avec mes pensées et Alberto qui était réveillé. Je caressais doucement le sommet du crâne de mon chien tout en réussissant tant bien que mal à m’installer en pyjama dans mon fauteuil. J’arrivais assez facilement à faire mes transferts moi-même mais c’était toujours aussi difficile à accepter. Je savais qu’il fallait que je me prépare, que le kiné viendrait dans l’après-midi comme tous les jours depuis six mois… Quand je ne le congédiais pas dès qu’il franchissait la porte. Les médecins étaient plus que pessimistes sur mes chances de remarcher un jour alors à quoi bon entretenir ma masse musculaire si je ne remarchais pas? Je me postais devant la porte fenêtre du jardin, regardant ce dernier sans réellement le voir. Profiter du jardin était devenue une utopie à cause des trois petites marches permettant d’y accéder. J’entendis soudain toquer à la porte et je me doutais qu’il s’agissait de l’infirmière. Faisant brusquement demi-tour avec mon fauteuil, je voulais me dépêcher de rejoindre l’entrée pour verrouiller la porte et rester tranquille. Mais dans ma précipitation, je heurtais la table basse et mon fauteuil bascula. Et je savais qu’en tombant au sol, j’étais incapable de me relever seule… Je n’avais plus qu’une seule option: laisser entrer l’infirmière. J’envoyais alors Alberto ouvrir la porte d’entrée. « Entrez… Désolé de ne pas vous accueillir moi-même, ce qui est peut-être mieux pour vous, mais j’ai eu un petit souci… » Ce n’était pas peu dire. Couchée sur le ventre au milieu du salon, j’essayais vainement de me tourner pour essayer de redresser mon fauteuil. Mais je savais également que je ne pourrais pas me remettre en selle toute seule…

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Jeu 2 Nov - 17:36
Juste leave me be
Calliope & Amanda


Pour le coup, cela faisait moins d’une semaine qu’elle avait commencé et on lui demandait déjà d’aller voir une patiente à domicile. Amanda n’était pas du genre à refuser, elle appréciait beaucoup le contact avec les patients. Mais elle ne connaissait pas cette personne qu’elle devait aller voir et le dossier indiquait qu’elle était paralysée suite à un accident. Pas grand-chose pour permettre à la blonde de savoir quoi faire… elle se regarda dans le miroir. Son ventre s’arrondissait encore et dire qu’elle n’en était qu’dix-huit semaines…

Elle prévint également Samuel, lui donnant les noms des personnes chez qui elle allait. Après tout la dernière fois il lui avait fait une scène parce qu’elle ne l’avait pas prévenu du fait qu’elle avait rencontré leur voisine alors maintenant elle faisait attention. Elle avait déjà peu de liberté alors si en plus il l’empêchait d’aller travailler, elle aurait tôt fait de fuguer de chez eux. Elle quitta donc leur maison, sa tenue de travail sur les épaules, elle se dirigeait vers la maison de la patiente qu’elle devait aller voir.

Il s’agissait de Calliope Monterossi. Le nom disait quelque chose à Amanda mais elle ne savait pas vraiment d’où. A vrai dire la plupart du temps, les personnes qu’elle connaissait n’étaient pas les plus fréquentables donc elle n’était sûrement pas du milieu. Elle se dirigeait vers la rue Harwinton.

Elle avait eu un contact avec un homme qui vivait dans la maison mais c’était pour sa sœur. Apparemment, elle n’était pas enchantée à l’idée qu’une personne ne vienne la voir et à une certaine période Amanda était exactement pareille.
Arrivée devant la maison, Amanda sourit, elle était assez grande. Elle frappa à la porte et entendit un bruit assez étrange. Puis on lui ouvrit la porte, enfin un chien lui ouvrit la porte. Elle le regarda un moment et entendit sa patiente.

- « Oh Mademoiselle Monterossi… » fit-elle en se dirigeant vers sa patiente.

Amanda remit le fauteuil sur ses deux roues et aida la jeune femme à se remettre sur son fauteuil. Elle vérifia qu’elle n’avait pas de blessures et la regarda doucement.

- « Vous vous êtes blessée ou tout va bien ? » lui demanda alors Amanda par précaution.

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Jeu 2 Nov - 21:45


Just leave me be
Gardez votre pitié, je n’en ai nul besoin… Je veux m’enfuir, m’évader… Quitter à jamais ce carcan à roue qui m’enserre comme un aigle entre ses serres.

Mon frère avait osé demander à une infirmière de passer… Il savait déjà que j’avais du mal à accepter son aide alors qu’il était mon frère, j’allais avoir encore plus de mal à accepter l’aide d’une parfaite inconnue, que cela soit son métier de s’occuper de personne comme moi ou pas. Et il était parti travailler avant même que je n’ai eu le temps de lui dire ma façon de penser. Les fessées clouées à mon fauteuil, je regardais à l’extérieur de la maison, ma main caressant distraitement la tête d’Alberto. J’avais l’impression que lui seul pouvait me comprendre, qu’il ne me jugeait pas. Il se contentait de faire ce pourquoi il avait été dressé sans chercher à être gentil avec moi. Il l’était, ce n’était pas ça le souci. Il n’avait pas à se forcer pour l’être, il ne voyait pas le fauteuil, je n’avais pas l’impression d’être un boulet dans les yeux d’Alberto. Rapidement, j’entendis frapper à la porte mais dans ma précipitation pour empêcher la jeune femme d’entrer, mon fauteuil heurta la table basse et je ne pus l’empêcher de basculer. Je tombais lourdement au sol et je savais que je serais incapable de me redresser toute seule. J’envoyais donc mon chien ouvrir la porte d’entrée, invitant la jeune femme à entrer. Je savais que maintenant qu’elle se trouvait dans la maison, j’allais avoir toutes les peines du monde à l’en faire sortir. Mais je n’avais pas dit mon dernier mot et elle finirait par craquer. Comme tous les autres. J’avais toujours réussi à faire fuir les personnes que mon frère faisait venir pour moi et à chaque fois, Enzo me faisait la même scène. Mais je n’avais pas envie que l’on m’aide. Je voulais juste que l’on me fiche la paix. Mais ça, personne ne semblait le comprendre. Je vis soudain une jeune femme blonde arriver et m’aider à me remettre dans mon fauteuil. Alors que j’allais la remercier, quand même j’avais du savoir vivre, mon regard accrocha le petit ventre rond de l’infirmière. Elle était enceinte. Je glissais ma propre main sur mon ventre, me souvenant du bébé que j’avais porté et que j’avais malheureusement perdu… « Ce n’est pas la peine de vous éterniser, je n’ai besoin de l’aide de personne. » Je fis avancer mon fauteuil pour appuyer mes paroles, filant comme une flèche dans la cuisine. Je savais très bien manier le fauteuil, c’était le seul point positif dans l’affaire… Si tant est que cela puisse être un point positif. Je me postais devant l’évier, attrapant un verre qui trainait sur le séchoir à vaisselle pour le remplir d’eau.

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there's a reason shooting stars are no longer deemed stars as soon as they kiss the earth, once you fall, you crash and burn. ✻✻ women are forged of iron. my body, it has bled and blazed and broken, and yet it beats on. i am iron. a little rusted, perhaps,
but still i endure.
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