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Il faut bien commencer quelque part ft Davis

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Lun 30 Oct - 19:40
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Ayane

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Davis

「  Il faut bien commencer quelque part  」
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« Ouaf ! Ouaf !
- Ilios, laisse-moi tranquille… »

Ça fait déjà, au moins, cinq minutes que mon chien aboie et, croyez-moi, quand un Golden veut se faire entendre, tout le quartier se réveille. Je vais encore devoir aller m’excuser auprès de mes voisins de palier… Décidément, Ilios n’est pas fait pour être un chien d’appartement… Heureusement que j’ai une terrasse.

« Ouaf ! Ouaf !
- Bon, ça suffit, qu’est-ce qui… Oh non ! »

Je viens, à l’instant, de comprendre le pourquoi du comment des aboiements de mon chien. Je suis en retard. J’ai passé toute la soirée de la veille à travailler sur le dossier Harper et je n’ai pas entendu mon réveil ce matin.

Il ne me faut que quelques minutes pour m’habiller, me brosser les cheveux, les dents et courir vers ma voiture. Ilios remue la queue, fier de lui. Je lui lance une friandise au passage.

« Bon chien, va. A ce soir ! »

Si j’ai mis autant de temps à travailler sur ce dossier c’est qu’il doit avoir quelque chose de particulier n’est-ce-pas ? Eh bien, en fait, pas tant que ça. Davis Harper a reçu un traumatisme très fort depuis qu’il a quitté l’armée. Je n’en sais pas beaucoup plus, pour le moment, et c’est justement ça qui me dérange. Des patients traumatisés, j’en ai déjà reçu des dizaines. C’est même le plus clair de mon travail. Alors pourquoi ce dossier m’intéresse t’il autant ? J’aimerai beaucoup répondre à cette question mais j’en suis incapable.

Enfin, ce n’est pas bien grave puisque je reçois le principal intéressé dans quelques minutes. Avec un peu de chance, on va arriver en même temps.

Je passe par la porte arrière, allume les lumières de mon bureau et ouvrir la porte qui mène à la salle d’attente. Il est là. On dirait que j’ai réussi à arriver à temps.

« Monsieur Harper. Je vous en prie, entrez. »
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Mar 31 Oct - 17:26

Je ne suis pas vraiment fan de l'idée du psy, c'est une idée de mon médecin de famille lorsque j'ai débouler dans le son bureau en lui disant que je ne dormais plus, que je faisais sans cesse le même cauchemar, celui-ci ma conseiller tout naturellement d'aller voir un psy. Je sais que c'est en quelque sorte le même chemin pour tous les ex militaires, il faut tous que nous passions par là à un moment ou à un autre de notre vie. Au départ j'étais pas du tout chaud pour faire une thérapie, vraiment pas même, mais on ne m'a pas laisser le choix et je dois même reconnaître qu'on m'a tout de même légèrement fait flipper avec des tas d'histoires d'anciens militaires. J'ai pris la désagréable décision d'aller en voir un donc. Surprise lorsque j'ai découvert que c'était une femme ! J'ai rien contre elle évidemment, mais je dois dire que je ne suis pas forcément très à l'aise avec les présences féminines, c'est assez compliqué pour moi. Aujourd'hui c'est en quelque sorte mon rendez-vous quotidien, et je suis pas forcément à l'aise avec tout ça, mais j'ai pas le choix encore une fois. Déjà lorsque j'arrive dans la salle d'attente, j'ai comme l'impression de ne pas me sentir à ma place, et pourtant ... « Monsieur Harper. Je vous en prie, entrez. » C'est sa voix qui me fait sortir de mes pensées. Oui, Harper c'est bien moi et c'est bien mon tour … Je me lève alors de ma chaise, pas franchement sûr de moi je dois bien le reconnaître.

« Bonjour. »

Lui dit-je tout simplement, lui serrant une poigne de main avant d'entrer dans le bureau.
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Mar 31 Oct - 19:44
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Ayane

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Davis

「  Il faut bien commencer quelque part  」
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Son « Bonjour » est assez froid, sans assurance. On dirait bien qu’il ne s’ait pas encore fait à l’idée de devoir consulter un psychologue. C’est loin d’être la première fois que ça m’arrive évidemment mais dans le cas présent, j’ai l’impression qu’il y a encore autre chose. Je ne sais pas si c’est mon métier ou ma personne qui le dérange vraiment. Enfin, dans tous les cas, je continuerai de travailler avec lui jusqu’à ce qu’il soit guéri.

Je l’invite à s’assoir sur le canapé pendant que je prends place sur le fauteuil en face. Une table basse nous sépare.

Ce n’est que la troisième fois que je le vois mais j’ai déjà commencé à cerner son caractère. Avec lui, il faut utiliser la carte de la gentillesse tout en sortant celle de la franchise. Bien, Ayane, tu as du travail.

« Vous savez Monsieur Harper, nous nous sommes déjà vus deux fois et pourtant, je ne sais pas grand-chose de vous. Pas grand-chose en plus de ce que m’a dit votre médecin traitant en tout cas. »

Un blessé de guerre qui se retrouve dans l’incapacité de combattre et doit retourner à la vie civile. Mais le plus difficile quand on a vécu les horreurs de la guerre, c’est de les oublier. D’après ce que m’a dit mon collègue de l’hôpital et le peu qu’à bien voulu m’expliquer Davis, il souffre d’insomnies dû à des cauchemars constants. Mon travail c’est de l’aider à extérioriser tout ça pour qu’il puisse mettre cette partie de sa vie en stand bye et passer à autre chose.

« Néanmoins, je peux comprendre que vider votre sac ne doit pas être si facile. Surtout face à une inconnue telle que moi. Alors je vous propose quelque chose. Aujourd’hui, c’est vous qui allez me poser des questions. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

Cette technique est très simple. Faire en sorte que le patient me connaisse mieux afin qu’il ait plus confiance et se confit plus facilement. La confiance est extrêmement importante dans mon métier et j’en suis très heureuse. Travailler avec quelqu’un en qui on a confiance est d’autant plus bénéfique et épanouissant. Et, même si j’ai très envie d’en savoir plus sur cet homme, il va d’abord falloir qu’il ait l’impression de prendre les choses en main pour qu’on puisse avancer.

Je souris doucement à Davis durant tout mon petit speech. Pas que je trouve ça plus sérieux ou quoi mais je souris tout le temps, c’est comme ça. La bonne humeur est de coutume chez moi.
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Mer 1 Nov - 18:19

Je sais que mon passage à l'armée a énormément changé ma personnalité. Fini le petit garçon tout gentil et tout tendre, je suis devenu en quelque sorte tout l'inverse ; un homme froid et sans aucune émotion. C'est réellement étrange tout ça. L'idée de consulter un psy n'est pas la mienne, évidemment, mais bien celle de mon médecin de famille. Pas franchement emballé par l'idée, j'ai pas réellement eu le choix et quel était ma surprise lorsque j'ai appris que c'était non un psy, mais plutôt une psy. Pas le choix de toute façon, voilà ce que je me répète sans cesse à chaque fois que je dois venir ici. Forcément, mon bonjour est froid c'est devenu en quelque sorte une habitude maintenant. « Vous savez Monsieur Harper, nous nous sommes déjà vus deux fois et pourtant, je ne sais pas grand-chose de vous. Pas grand-chose en plus de ce que m'a dit votre médecin traitant en tout cas. » Je ne sais pas réellement ce qu'est censé faire un psy en temps normal, je ne sais pas si elle est comme ça avec tous ses patients ou alors si ça n'est qu'avec moi. Si ça n'est qu'avec moi qu'est-ce que je dois comprendre ? Je pense que je me pose bien trop de questions.

« Et vous voulez savoir quoi ? »


Je ne suis pas à l'aise et je pense que ça se voit, en même temps qu'est-ce que je peux dire ? C'est pas simple du tout de se livrer comme ça à quelqu'un qu'on ne connaît pas. Je ne sais même pas par où commencer, tant il y a des choses à dire. Malgré tout je m'installe, « Néanmoins, je peux comprendre que vider votre sac ne doit pas être si facile. Surtout face à une inconnue telle que moi. Alors je vous propose quelque chose. Aujourd'hui, c'est vous qui allez me poser des questions. Qu'est-ce que vous en pensez ? » J'arque alors un sourcille, je ne comprends absolument pas ce qu'elle cherche à faire et puis surtout, à quoi ça va servir ?

« Je pense que j'ai aucune idée de question mise à part peut-être une. Pourquoi ce métier ? »
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Mer 1 Nov - 20:45
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Ayane

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Davis

「  Il faut bien commencer quelque part  」
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Ne pas être à l’aise c’est une chose. Ça arrive à tout le monde d’être stressé quand on fait quelque chose de nouveau. Moi-même, j’ai un peu peur de l’inconnu. Mais là, on a atteint un niveau d’anxiété bien différent. Je n’ai pas besoin de chercher très loin pour voir que Davis a clairement envie de partir d’ici et le plus tôt sera le mieux. Ça me fait de la peine qu’il ne comprenne pas l’utilité de ces séances. Mais, après tout, c’est mon travail de faire en sorte que ces heures en ma compagnie lui soient bénéfiques et je ne compte pas le laisser rentrer chez lui comme ça.

« Et vous voulez savoir quoi ? »

Tout va bien Aya’, reste calme, respire et go.

« Ce que je vais vous demander va sans doute vous être difficile mais je veux que vous me racontiez vos rêves, en détails. »

Connaître la cause du problème est une chose mais si je ne connais pas l’exactitude de la situation, j’aurais plus de mal à l’aider. Plus il m’expliquera en détails, plus il se confiera à moi et plus ces séances lui permettront de s’ouvrir sur une nouvelle vie.

Je lui demande ensuite de me poser des questions afin d’établir un lien de confiance.

« Je pense que j'ai aucune idée de question mise à part peut-être une. Pourquoi ce métier ? »


Je vois. Pour la confiance mutuelle, on repassera. J’aurais essayé au moins. Autant répondre à cette unique question en donnant le plus d’infos possible.

« Eh bien, depuis toute petite, mon rêve est de pouvoir aider les autres. Ça a toujours été mon seul objectif. Et puis, certains professeurs se sont rendu compte de ma capacité à ressentir les émotions d’autrui et à les analyser ce qui fait que je me suis naturellement tournée vers ce métier. Ça doit vous sembler étrange d’avoir pour vocation d’écouter les problèmes des autres et même de tomber sur des « fous » mais c’est faux. Ça n’a rien d’étrange. Si je peux aider les personnes qui m’entourent mais également les personnes qui viennent me voir, dans ce cabinet. Si je peux les aider, ne serait-ce qu’un peu, à retrouver une vie normale, alors je suis la femme la plus heureuse du monde. »

Tout cela peut paraître assez utopique, je l’avoue, mais c’est vraiment ce que je pense. Je regarde Davis dans les yeux tout en souriant. Je n’ai pas besoin de dire que je suis profondément sincère. Simplement parce que je ne mens jamais.
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Jeu 2 Nov - 16:49

J'arrive pas à comprendre pourquoi je suis là, j'arrive pas à comprendre en quoi elle va réussir à me faire me sentir bien sans même me donner de médicament. J'ai littéralement un blocage avec cette profession et je me demande tout simplement ce que je fou là. J'ai l'impression de perdre mon temps et du coup par la même occasion de lui faire le sien également. « Ce que je vais vous demander va sans doute vous être difficile mais je veux que vous me racontiez vos rêves, en détails. » J'ai envie de m'enfuir, très loin et de ne jamais revenir. J'ai jamais eu à me livrer à quelqu'un, je ne sais pas faire et les mots n'arrivent pas à sortir, c'est un réel blocage finalement et un réel problème également.

« C'est toujours les mêmes. Je peux pas donner de détails, j'y arrive pas. Ça sort pas. »

Je crois que finalement dans ma famille il y-a beaucoup eu de non dits et que peut-être nous en avons tous eu l'impact, nous les enfants. Avant mon départ au combat j'étais réellement proche de ma grande sœur, elle savait tout de moi et je savais tout d'elle, aujourd'hui j'ai l'impression de devoir la repousser et je n'aime pas du tout ça, tout est étrange pour moi, comme ci ce monde n'était plus fait pour moi ou n'était plus le même depuis mon départ. « Eh bien, depuis toute petite, mon rêve est de pouvoir aider les autres. Ça a toujours été mon seul objectif. Et puis, certains professeurs se sont rendu compte de ma capacité à ressentir les émotions d’autrui et à les analyser ce qui fait que je me suis naturellement tournée vers ce métier. Ça doit vous sembler étrange d’avoir pour vocation d’écouter les problèmes des autres et même de tomber sur des « fous » mais c’est faux. Ça n’a rien d’étrange. Si je peux aider les personnes qui m’entourent mais également les personnes qui viennent me voir, dans ce cabinet. Si je peux les aider, ne serait-ce qu’un peu, à retrouver une vie normale, alors je suis la femme la plus heureuse du monde. » Effectivement je trouve ça étrange et je ne comprends pas forcément. Aider les gens ? Oui, les médecins aident les gens, les soldats aident les gens puisqu'ils partent au combat pour libérer les terres et protéger les autres.

« Je n'avais pas forcément la même idée de la notion « d'aider les autres » je pense. »
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Jeu 2 Nov - 18:33
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Ayane

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Davis

「  Il faut bien commencer quelque part  」
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J'ai beau faire de mon mieux pour être douce et gentille, j'ai comme l'impression que Davis est au bord de la crise de panique. Il ne sait pas ce qu'il fait là, pourquoi. Et surtout, il ne sait pas comment s'en sortir.

« C'est toujours les mêmes. Je peux pas donner de détails, j'y arrive pas. Ça sort pas. »


Ça arrive fréquemment que nos cauchemars soient tels qu'ils soient indescriptibles. Le problème ici c'est que ces cauchemars sont bien le centre des soucis psychologiques de mon patient. Le jour où Davis arrivera à dormir sur ses deux oreilles, tout ira mieux. Ce jour-là, il n'aura plus besoin de venir me voir. Je dois à tout prix trouver un moyen de lui délier la langue. Il faut qu'il me parle. Qu'il me raconte ses tourments. Sinon, nous n’avancerons pas...

« Je n'avais pas forcément la même idée de la notion « d'aider les autres » je pense. »

Il est temps d'intervenir.

« En fait, j'ai comme l'impression que vous ne voyez pas l'utilité de mon métier, n'est-ce-pas ? Je ne vais pas vous blâmer là-dessus même si c'est un peu vexant. En tant que militaire, vous aidiez les autres physiquement, en leur sauvant la vie. Évidemment, ma façon d'aider n'est pas la même mais je peux quand même sauver des vies. Quelques exemples devraient vous aider. J'ai déjà travaillé avec la police pour comprendre le mental de tueurs en série et parvenir à les coincer. J'ai donc empêché d'autres meurtres vous voyez. Pareil si j'aide quelqu'un au bord du suicide à se confier et à évoluer dans le bon sens. Mon métier permet également de sauver des vies mais j'espère bien que nous n'en sommes pas là en ce qui vous concerne. »

C'est parti Aya'. Frappe un grand coup.

Je me penche en avant vers mon interlocuteur et me mets à parler beaucoup plus doucement. Presque chuchoter.

« Et vous Davis ? Qu'est-ce que je dois sauver chez vous ? Votre sommeil ? Votre vie ? Expliquez-moi ce qui vous pose problème. Qu'est-ce qui vous empêche de vivre comme vous le voudriez ? »

Oui, je l'ai appelé par son prénom. Je pense simplement que, si je veux le toucher, il vaut mieux que je me rapproche le plus possible de lui et l’appeler par son nom de famille laisse encore une distance trop importante.
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Ven 3 Nov - 19:06

Je crois que mon problème majeur, outre ce que j'ai vécu et ce que j'ai dans la tête actuellement, c'est mon côté macho. J'ai pas eu énormément de relation avec les femmes alors forcément je suis plutôt sur la défensive assez souvent. J'ai peur, peur de m'attacher à quelqu'un et de lui faire du mal, peur de souffrir par amour et toutes ces petites choses là. Face à une femme je deviens rapidement mauvais garçon, vieille ours et j'y peux rien même si je m'en rends compte de suite après. « En fait, j'ai comme l'impression que vous ne voyez pas l'utilité de mon métier, n'est-ce-pas ? Je ne vais pas vous blâmer là-dessus même si c'est un peu vexant. En tant que militaire, vous aidiez les autres physiquement, en leur sauvant la vie. Évidemment, ma façon d'aider n'est pas la même mais je peux quand même sauver des vies. Quelques exemples devraient vous aider. J'ai déjà travaillé avec la police pour comprendre le mental de tueurs en série et parvenir à les coincer. J'ai donc empêché d'autres meurtres vous voyez. Pareil si j'aide quelqu'un au bord du suicide à se confier et à évoluer dans le bon sens. Mon métier permet également de sauver des vies mais j'espère bien que nous n'en sommes pas là en ce qui vous concerne. » Suicide effectivement sûrement pas, mais mort on est pas loin quand même avec mon soucis à la tête. Est-ce que je dois lui dire ça aussi ? C'est tellement compliqué tout ça. Quelle drôle de vie quand même !

« On est pas loin de la mort quand même ... »

Lui dit-je en haussant l'un de mes sourcilles. J'ai juste envie de tout envoyer en l'air en ce moment-là, je sais que j'ai rien à dire, rien qui souhaite sortir de ma bouche en tout cas. D'un seul coup je la vois s'approcher de moi et je ne comprends pas forcément ce qu'elle cherche à faire. « Et vous Davis ? Qu'est-ce que je dois sauver chez vous ? Votre sommeil ? Votre vie ? Expliquez-moi ce qui vous pose problème. Qu'est-ce qui vous empêche de vivre comme vous le voudriez ? » Ma santé ? Ça c'est seulement mon médecin qui le sait et c'est peut-être le plus important non ? En tout cas c'est la première fois qu'un médecin m'appelle par mon prénom.

« C'est flippant là vous savez ? »

Je dois être son patient le plus compliqué.
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Ven 3 Nov - 21:55
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Ayane

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Davis

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Ohlalala... Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ? Plus ça avance et plus j'ai l'impression que Davis veut s'enfuir la plus loin possible de moi et de mon cabinet... C'est assez démotivant je dois dire... J'ai beau faire de mon mieux, il ne s'ouvre pas à moi et je commence à être en panne d'idées. Je regarde discrètement l'horloge accrochée au mur en face de moi pour constater que l'heure est déjà presque écoulée. Que le temps passe vite quand on s'amuse, n'est-ce-pas ?

« On est pas loin de la mort quand même ... »

Pardon ? Ah oui, étant donné qu'il n'a rien d'un dépressif sur le point de se suicider, je dirais qu'il parle plutôt d'un problème physique. C'est sans doute la blessure qui l'a obligé à quitter l'armée. Mais ce n'est pas dans mon domaine de compétence. Moi, mon travail, c'est qu'il réussisse à dormir la nuit.

« C'est flippant là vous savez ? »

Je dois le prendre comment à votre avis ?

« J'ai déjà connu mieux comme compliment vous savez. »

Si une chose est sur c'est que notre ancien militaire ne sait pas y faire avec les femmes. Dommage pour lui parce qu'il a un physique très attrayant et une belle voix grave. Mais je m'égare. On dirait que, moi-aussi, je commence à fatiguer. Je me lève donc de mon fauteuil et tend la main à mon patient.

« Je crois qu'on va s'arrêter là pour aujourd'hui. Je sais que ce que je vais vous dire ne va pas vous faire plaisir mais on dirait bien qu'on va se revoir. Et le plus tôt sera le mieux. La semaine prochaine, même jour, même heure. Sachez Davis que moins vous vous ouvrirez à moi et moins il me sera facile de vous aider. Mais ce n'est pas pour autant que je compte abandonner alors n'essayer pas de vous débarrasser de moi en vous enfermant dans le mutisme. »
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Sam 4 Nov - 16:31

Franchement elle est très courageuse et très patiente, je ne sais pas comment elle fait car moi-même je serais prêt à me gifler ou bien alors à me mettre à la porte tout seul avec un tel comportement de ma part. « J'ai déjà connu mieux comme compliment vous savez. » Je crois qu'en fait elle me trouble tout simplement. C'est vrai, j'ai pas vue ni touché une femme depuis je ne sais combien de temps maintenant alors forcément j'ai l'impression de devoir toutes les repousser. Comme-ci des tas de femmes se jetais sur moi, n'importe quoi. Plus je la regarde plus je la trouve tout de même très attirante, mais je ne peux pas c'est impossible je ne peux pas être avec une femme et encore moins une psy, j'aurais tellement peur d'être analysé tout le temps si je venais à être en couple avec une psychologue. « Je crois qu'on va s'arrêter là pour aujourd'hui. Je sais que ce que je vais vous dire ne va pas vous faire plaisir mais on dirait bien qu'on va se revoir. Et le plus tôt sera le mieux. La semaine prochaine, même jour, même heure. Sachez Davis que moins vous vous ouvrirez à moi et moins il me sera facile de vous aider. Mais ce n'est pas pour autant que je compte abandonner alors n'essayer pas de vous débarrasser de moi en vous enfermant dans le mutisme. » En plus de ça elle est déterminée, c'est pas si déplaisant que ça.

« Mais je peux pas vous raconter ce que j'ai vécu, vous me prendriez pour un monstre ! »

Oui, parce qu'au delà de ma blessure à la tête je cache quelque chose d'encore plus dur et ça à côté ça n'est rien du tout. Je la regarde dans les yeux et je pense qu'elle peut y voir ma détresse, ou bien ma peur ça dépend comment elle voit les choses. Peut-être aussi que je ressens déjà quelque chose pour elle alors forcément, si je viens à lui raconter mon vécu ça casserait peut-être quelque chose.
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Dim 5 Nov - 12:28
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Davis

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Bizarrement, bien que je lui aie proposé de mettre fin à la séance, il n’a pas bougé. Au contraire, il me regarde fixement dans les yeux.

« Mais je peux pas vous raconter ce que j'ai vécu, vous me prendriez pour un monstre ! »

Ça alors. Je tiens peut-être une solution. Ou plutôt, je commence à comprendre le pourquoi du comment. Je me disais que le problème c’était peut-être moi en fin de compte mais rassurons-nous, ce n’est pas le cas. Le problème, c’est bien lui et surtout la perception qu’il a de lui-même et que les autres personnes ont de lui. Au vu de son âge, je ne m’attendais pas à devoir parler de ce genre de choses mais ça explique pourquoi je n’y avais pas pensé avant.

Je me rassoie, croise les jambes et ne détourne pas les yeux du regard de Davis.

« Donc, vous me dîtes que le problème c’est la vision que j’ai de vous ? Mais de quoi avez-vous peur exactement ? Vous pensez que je vais annuler tous nos rendez-vous parce que vous m’effrayez ? Et même, vous pensez réellement pouvoir m’effrayer ? Davis, vous n’êtes pas mon premier patient et vous ne serez pas le dernier non plus. »

Il a peur. Ça se voit dans son regard. Mais de quoi ? De ne plus pouvoir avoir une vie normale à cause de son passé ? De rester seul à jamais ?

« Avoir peur du regard des autres est une chose légitime vous savez mais… Ce ne doit pas être un obstacle. Je crois que vous vous construisez des barrières tout seul. Vous devez vivre, avoir des amis, trouver l’amour, fonder une famille. Ce ne sont pas des choses qui vous sont interdîtes. Tout le monde y a droit. »
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Mer 8 Nov - 19:53

Pour moi c'est sûr, je ne suis pas fait pour être un homme lambda, pour être dans cette société tout simplement. Je suis simplement fait pour être un soldat, pour être sur le terrain et défendre les terres tout simplement. Je crois qu'en fait je ne suis plus fait pour faire autre chose, j'ai tout simplement du mal à reprendre ma place au sein de cette nouvelle société que j'ai quitté à l'âge de dix huit ans seulement. La chose pose positive dans mon retour, c'est que j'ai retrouvé ma famille et plus particulièrement ma grande sœur avec qui je m'entends bien et dont je suis très proche. Elle remarque forcément que quelque chose à changer chez moi depuis mon retour, mais elle met tout simplement ça sur le compte du retour et elle se dit probablement que tout ça passera bien un jour ou l'autre, qu'il faut un temps à tout. Chez cette psychologue, je n'arrive pas vraiment à exprimer les choses alors peut-être que ça sortira petit à petit comme maintenant finalement. « Donc, vous me dîtes que le problème c’est la vision que j’ai de vous ? Mais de quoi avez-vous peur exactement ? Vous pensez que je vais annuler tous nos rendez-vous parce que vous m’effrayez ? Et même, vous pensez réellement pouvoir m’effrayer ? Davis, vous n’êtes pas mon premier patient et vous ne serez pas le dernier non plus. » Je n'arrive pas à la regarder dans les yeux, je ne sais pas comment dire les choses je suis bien trop fatigué je pense, que ça soit physiquement comme mentalement. Est-ce que je dois lui dire ce qui s'est passé pendant un moment lorsque j'étais là-bas ? Est-ce que je dois réellement lui parler du fait que j'ai été kidnappé avec trois autres soldats et pour s'en sortir nous avons tué l'un de nos collègues ? Tout ça pour sauver nos vies.

« Vos patients ont déjà dû tuer des gens pour sauver leurs vies? »

Je ne la fixe toujours pas, je reste les yeux dans le vague, limite remplie de larmes. « Avoir peur du regard des autres est une chose légitime vous savez mais… Ce ne doit pas être un obstacle. Je crois que vous vous construisez des barrières tout seul. Vous devez vivre, avoir des amis, trouver l'amour, fonder une famille. Ce ne sont pas des choses qui vous sont interdîtes. Tout le monde y a droit. » Je secoue alors la tête négativement en lâchant un très léger rire nerveux.

« Personne ne veut de moi, c'est différent. »
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Mer 8 Nov - 20:29
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「  Il faut bien commencer quelque part  」
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J'ai changé de sentiment à son égard. Je ne suis plus irritée de son manque de réponse. Non, je suis sincèrement triste pour lui. Voir son visage actuellement, sa posture, son regard fuyant. Ça me donne simplement envie de pleurer. Je n'ai que rarement vu un tel manque d'affection. Tout ce dont il a besoin, c'est que quelqu'un prenne soin de lui. Que quelqu'un reste avec lui, pour toujours, et puisse le prendre dans ses bras dès qu'il en a besoin. Si c'était moi je n'hésiterais pas une seconde. Mais je ne suis que psychologue... Même si c'est pour le soigner, je ne peux pas me résoudre aux contacts physiques... Fichues règles...

« Vos patients ont déjà dû tuer des gens pour sauver leurs vies ? »


Non, ou oui mais ça dépend des personnes. Je me suis déjà occupée de tueurs en série mais je ne pense pas que ça rentre en compte. Étant soldat, tuer ne doit pas être le problème. Je suppose que la ou les personnes en question ne méritaient pas ça. Sinon, il n’aurait pas l’air aussi mal. On dirait qu’il va craquer d’une seconde à l’autre et se mettre à pleurer. Je ne sais que répondre là maintenant, tout de suite. J’ai peur que, si j’avais j’ouvre la bouche, il explose en mille morceaux. L’homme fort que j’avais en face de moi tout à l’heure a laissé place à l’enfant apeuré.

« Personne ne veut de moi, c'est différent. »

S’il continu à me dire des choses comme ça, c’est moi qui vais fondre en larmes. C’est horrible, personne n’a le droit de dire des choses pareilles. Personne n’est seul et chacun trouvera un jour la personne qui lui ait destinée, j’en suis persuadée.

« Je… »

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase que mon téléphone de bureau s’allume.

« Madame, je suis désolée de vous déranger mais votre patient suivant est assez instable. Il ne vaut mieux pas le faire attendre trop longtemps. »

Je me lève rapidement et appuie sur le bouton du téléphone se trouvant sur mon bureau.

« Vous pouvez le faire venir. Désolée du dérangement Susanne. »

C’est vrai que j’ai dépassé l’horaire prévu. Ce n’est peut-être pas si mal qu’on s’arrête maintenant. Si j’avais pleuré devant lui, ça n’aurait sans doute pas fait avancer les choses. Je me reprends et me tourne vers Davis en souriant.

« Je crois qu’on a dépassé le temps limite. Je suis désolée. On se revoit la semaine prochaine sans faute. »


J’aurais bien ajouté un « j’ai hâte de vous revoir ». Mais ça n’aurait pas fait très professionnel. Mince, j’ai encore la larme à l’œil. Il va falloir que j’essuie ça avant mon prochain rendez-vous.
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Jeu 9 Nov - 19:28

J'ai toujours pris l'habitude de me renfermer sur moi-même, j'ai pris l'habitude depuis que je viens chez elle de ne rien dire de peur d'être mal vu ou alors de faire fuir les gens tout simplement. Je ne sais pas pourquoi, ni même comment, mais j'ai réussi légèrement à dire des choses, des choses que j'aurais aimés garder pour moi. J'ai entrouvert le sujet de la mort, un sujet que je ne supporte plus depuis mon retour ou je suis légèrement irritable à ce sujet et je n'y suis pour rien. J'ai évité son regard jusque là, mais j'ai tout de même relevé la tête quelques instants et j'ai pu voir une sorte de tristesse dans son regard. Un regard que j'ai finalement de nouveau fui, par honte de moi-même. « Je… » Je m'attends alors à une réaction mais elle n'a pas le temps de terminer sa phrase puisqu'elle est interrompue par son téléphone. « Vous pouvez le faire venir. Désolée du dérangement Susanne. » Je regarde rapidement ma montre et effectivement, le temps est largement passé et je ne suis pas le seul à venir ici. « Je crois qu'on a dépassé le temps limite. Je suis désolée. On se revoit la semaine prochaine sans faute. » Je me lève de l'endroit où je suis posé, je passe ma main sur mon visage comme pour me réveiller et puis j'hésite à partir comme ça.

« Je m'excuse ... »

Lançais-je avant de faire mon action. Je ne suis pas sûr de ce que je vais faire, mais j'ai comme une pulsion et l'envie de le faire tout simplement, je sais que je vais sortir alors après tout je ne risque peut-être pas grand chose. Je m'approche d'elle et l'embrasse avant de fuir comme un voleur.


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